Infiltration de cortisone

La cortisone a été découverte en 1935 par le groupe de chercheur d’Edward C. Kendall.

Qu’est-ce que la cortisone ?

La cortisone est une hormone naturelle produite par nos glandes surrénales. Elle est impliquée dans le métabolisme des sucres, la défense immunitaire et l’inflammation.

L’inflammation est un ensemble de phénomènes produits par notre corps en réaction à une agression (infection, traumatisme). Elle se caractérise par une chaleur, un gonflement, une rougeur et de la douleur. Ces signes ne sont pas toujours visibles à l’œil nu. Un certain degré d’inflammation est nécessaire pour réparer et reconstruire nos tissus. Cependant, lorsque la douleur reliée à l’inflammation est trop importante, il devient impossible d’utiliser le membre blessé, ce qui compromet la rééducation et la reprise des activités. Le cercle vicieux de l’inutilisation est habituellement pire que les effets du traitement lui-même.

Dans quels cas faut-il envisager une infiltration de cortisone ?

L’infiltration de cortisone sert principalement à contrôler la douleur reliée à une crise inflammatoire aigue localisée. Cette réduction de la douleur permettra la reprise des activités, entre autres les exercices thérapeutiques. La cortisone à elle seule permet rarement de guérir la pathologie ; elle s’inscrit plutôt dans un ensemble d’interventions qui visent à soulager la douleur et la reprise des activités.

Souvent, l’infiltration de cortisone permet de réduire la consommation de médicaments analgésiques anti-inflammatoires, ceux-ci ayant des effets secondaires et un taux de complications non-négligeables.

L’infiltration de cortisone ne devrait pas être considérée comme un traitement d’entretien, c’est-à-dire un traitement sans fin que l’on répète de façon régulière. Il s’agit plutôt d’un traitement à court terme qui permet de sortir d’une crise inflammatoire déclenchée par une blessure, une arthrose décompensée ou une maladie inflammatoire.

Comment se déroule une injection de cortisone?

Après une simple désinfection locale, le médecin introduira l’aiguille au site d’injection pour y déposer le produit. Dans certains cas, le médecin utilisera l’échographie afin de préciser l’endroit exacte où le médicament doit être injecté. De façon générale, la procédure est peu douloureuse et ne nécessite pas d’anesthésie locale.

Que se passe-t-il après l’infiltration ?

Habituellement, après 24 à 48 heures, le patient commence à ressentir un soulagement. Dans certains types d’infiltrations, ce délai peut s’avérer beaucoup plus longs, voire une à deux semaines.

Même si le produit est éliminé après quatre à six semaines, le soulagement peut être beaucoup plus durable, voire permanent.

Faut-il craindre les infiltrations de cortisone ?

Bien à tort, les infiltrations de cortisone ont mauvaise presse…

Prise de façon importante, la cortisone peut en effet causer de l’ostéoporose, une dégénérescence articulaire et une fonte musculaire. Ces effets indésirables se voient rarement à la suite d’infiltrations localisées; ils se produisent surtout lorsque la cortisone est prise par voie systémique[1] de façon prolongée.

À la longue, des infiltrations répétées au même site pourraient cependant amincir les tissus et provoquer une certaine dégénérescence. La limite recommandée est de trois infiltrations par année par endroit. Selon le contexte, votre médecin pourrait vous suggérer de franchir cette limite. Le délai minimal entre deux infiltrations est de six semaines.

Les infiltrations de cortisone demeurent un des moyens les plus efficaces et les plus sécuritaires de contrôler l’inflammation lorsque celle-ci est localisée.

Effets secondaires d’une infiltration de cortisone et complications

La cortisone peut provoquer une légère augmentation de la glycémie au cours des deux premières semaines. Si vous êtes diabétiques, il est recommandé de vérifier votre glycémie de façon plus rigoureuse.

L’injection de cortisone dans les tissus sous-cutanés peut engendrer un amincissement de la peau appelé atrophie cutanée. Il s’agit d’une complication habituellement réversible.

Les réactions allergiques, les infections post-injection et les dommages à un nerf demeurent des phénomènes très rares.

Contre-indications

Les anti-coagulants doivent être cessés quelques jours avant l’infiltration.

Les patients fiévreux ou ayant présenté une fièvre au cours de la dernière semaine devraient éviter les infiltrations de cortisone.

Les infiltrations de cortisone sont généralement déconseillées aux patients immunosupprimés, aux femmes enceintes ou allaitantes, ainsi qu’aux patients qui viennent de recevoir un vaccin.

Comme les autres types d’infiltration, une affection cutanée au site d’injection constitue une contre-indication.

Les frais d’une infiltration de cortisone sont couvert par la RAMQ.

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